Le porte-parole de la douane de la MINUK à Mitrovica-Sud, Adriatik Stavileci, a déclaré que dix bouteilles d’oxygène destinées à l’hôpital de Gracanica (enclave serbe à côté de Pristina) avaient été confisquées samedi en raison "d’un manque de documentation".
Les responsables de l’hôpital affirment que la douane ne les a pas contacté lors de la saisie.
Dimanche soir en prime-time, la télévision publique tchèque a diffusé un documentaire intitulé « Le Kosovo volé ». Un film très controversé qui relate les événements du point de vue serbe. Prague a reconnu l’indépendance du Kosovo en mai dernier, mais le sujet reste sensible.
Il est déjà 22h00, ce mercredi 9 juillet, quand nous quittons Grenoble. Nous
savons qu’un long voyage de 24 heures de route nous attend. Nous franchissons
les différentes douanes avec plus de facilité que lors de notre convoi de Noël
car nous sommes partis, cette fois ci, en voiture de tourisme.
Aujourd’hui, les Serbes, qui représentent 135 000 habitants sur une population totale de 2 000 000 d’habitants au Kosovo-Métochie, n’ont pas de liberté d’expression : aucune radio ni journal ne sont diffusés en langue serbe dans la province. Obligés de fuir les grandes villes, ils se réfugient dans des enclaves où le droit de circuler se limite à des territoires de quelques km² et où les droits économiques et sociaux les plus élémentaires – électricité, chauffage, emploi – leur sont refusés . Les minorités turque, rom, bosniaque et gorani ont vu également leurs droits fortement diminués depuis que l’OTAN et l’ONU gèrent cette province serbe, en accord avec les institutions gouvernementales provisoires de Pristina.
Nous venons de l’apprendre : avant hier, vers 21h30, un vieil homme serbe a été agressé par un Albanais à Decani (ancien village serbe du Kosovo-Métochie). « L’agresseur s’est approché du vieil homme en lui demandant son nom après quoi il l’a assaillit de coups de poing au niveau du visage et de coups de pieds au ventre », annonce l’agence de presse serbe Tanjug. Elle ajoute : « Tomic est l’un des revenants ayant pris la décision de revenir à Decani. A part lui dans cette ville vivent encore deux femmes serbes. »