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Mafia Albanaise et UCK Convertir en PDF Version imprimable Mail
mardi, 03 juillet 2007
mardi 3 juillet 2007
La mafia Albanaise a aussi des rentrées provenant d’opérations d’escroqueries montées en Europe de l’Ouest. C’est ainsi qu’en décembre 1997, la police parisienne démantèlera, lors d’un coup de filet dans le Sentier, une cellule de l’UCK spécialisée dans les fausses factures et la cavalerie, en étroite relations avec des Albanais d’Allemagne et d’Italie. La mafia albanaise est également très présente dans le trafic de voitures de luxe volées ainsi que le cambriolage à grande échelle. Des Albanais, qu’ils soient originaires d’Albanie ou du Kosovo, sont également soupçonnés de chantage, de possession d’armes et de vols qualifiés. Ils seraient même reliés à la tentative d’enlèvement de Victoria Beckham. Ils font parler d’eux à Londres, à Liverpool, à Glasgow, à Edimbourg, à Hull, etc.
Les actions en hausse.
Moins risqué que les stupéfiants mais presque aussi lucratif, le trafic de clandestins se développe à grande vitesse. « Il présente actuellement un très bon rapport gain-risque pour les trafiquants », affirme un responsable de la police aux frontières. En 1994, l’International Centre for Migration Policy Development (ICMPD) de Vienne, avait estimé entre 240 000 et 360 000 le nombre réel de clandestins parvenus à entrer en Europe. Ils seraient désormais 400 000 par an à franchir les frontières de l’Union, selon l’ICMPD et l’Organisation internationale des migrations (IOM).

Un nombre de plus en plus important d’entre eux font appel à des passeurs, dont le revenu atteindrait aujourd’hui de 3 à 4 milliards de dollars, selon Interpol. L’ IOM (International Organization for Migration) estime que 3 millions de clandestins sont actuellement installés dans les quinze pays de l’Union, surtout dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal) et en Allemagne (800 000 personnes).
Les flux incessants d’immigrants clandestins albanais traversant le canal d’Otrante pour rejoindre les côtes italiennes et l’Europe de l’Ouest ont considérablement renforcé les structures internationales de la criminalité albanaise, en même temps que les réseaux politiques extérieurs des terroristes de l’UCK. Le 4 mai 1999, lors d’une conférence internationale sur le crime organisé tenue à Edimbourg, Raymond Kendall, secrétaire d’Interpol et John Abbott, patron du service de renseignement britannique sur la criminalité organisée (NCIS), attiraient l’attention des pouvoirs publics sur le fait que les réfugiés kossovars sont exploités par la mafia albanaise et que l’exploitation de la diaspora albanaise, sommée de payer un « impôt révolutionnaire » au prétexte d’aider l’UCK, allait permettre une expansion sans précédant de mafia albano-kossovare en Europe. L’Armée de Libération du Kossovo saura dès le départ utiliser ses relations avec la mafia kossovare de Suisse et d’Allemagne. Un grand progrès démocratique.
Selon Alex P. Schmid, responsable pour la prévention du terrorisme aux Nations unies, le crime organisé cherche à coexister avec toutes les formes d’Etat.

Il n’est pas rare que l’Etat soit l’instrument de régimes criminels. Le terrain est favorable quand le contrat social qui lie la société à l’Etat est trop inégal ou quand il est remis en cause. D’une manière générale, quand les relations entre l’Etat et la société se détériorent, des sociétés parallèles de toute nature, qui échappent - au moins partiellement - à la loi générale, augmentent leur influence.
Pour ce qui est du racket et de l’exploitation des diasporas albanaises, l’UCK a parfaitement su « mobiliser » les compatriotes albanais et les différentes organisations « humanitaires ». A partir de 1997, la collecte de fonds est confiée à l’association Vendlindja Therret (VT, « la Patrie t’appelle »), qui centralisait les dons du monde entier sur un compte de l’Alternativ Bank, à Olten, en Suisse. Depuis que celui-ci a été gelé par les autorités suisses, l’argent est acheminé en coupures dans des valises.
En fait, l’UCK faisait appel à des dons plus ou moins forcés prélevés auprès des communautés albanaises sous forme de « taxes », à l’instar du traditionnel impôt mafieux (pizzo), ou de « dons », les travailleurs devant, en France, en Italie ou en Belgique, verser la moitié de leur salaire, tandis qu’en Suisse, un don mensuel de 2000 marks était exigé, au titre d’une « collecte » officiellement à des fins humanitaires.
Au début du mois de mai 1999, Sadako Ogata, haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, dénonçait les groupes armés (UCK et organisations soeurs) ayant transformé le Nord de l’Albanie, la Macédoine et le Kossovo en une véritable « zone grise », une jungle où règne la loi du plus fort.

Ainsi, début mai 1999, M. Sadako Ogata, haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, dénonçait les milices de l’UCK et autres bandes armées du Nord de l’Albanie imposant un véritable régime de terreur, l’Etat albanais étant totalement absent dans cette région où journalistes, associations humanitaires et réfugiés sont des proies soumises à la violence des bandes armées : le long de la frontière avec le Kossovo, entre Bajram Curri, Kükes et Tropoje, villes du Nord de l’Albanie situées au cour du « Far West albanais », l’aide internationale est systématiquement pillée puis revendue aux réfugiés ; les journalistes et les personnes humanitaires sont rackettés voire même dépouillés, les policiers locaux étant la plupart du temps complices des malfrats. Les jeunes filles sont régulièrement violées ou enlevées, afin d’être prostituées en Europe de l’Ouest

Cachez ces saints que je ne saurais voir.
Pour Xavier Raufer, les clans dans lesquels l’UCK et les narcotrafiquants recrutent sont les mêmes. Il y a un cousin qui fait dans la libération nationale et l’autre dans le trafic de stupéfiants. Ils vivent en symbiose les uns avec les autres. Et l’argent sert à nourrir tout le monde. Alors que les avertissements leur venaient de partout, l’OTAN a ouvert la boîte de Pandore en ne prenant pas en compte la dimension criminelle. La guerre du Kosovo a déclenché un cataclysme criminel énorme. Tous les experts des affaires criminelles dans les services de renseignement anglais, belge, allemand, français avaient pourtant mis l’OTAN en garde. Les militaires ont sciemment ignoré qu’il existait une réalité criminelle dans les Balkans, et notamment au Kosovo.
La mafia albanaise est active dans tous les pays riches d’Europe occidentale. La plupart des attaques importantes à main armée contre les banques et les transporteurs de fonds peuvent lui être attribuées. Leurs structures mafieuses mettent aussi petit à petit main basse sur l’immobilier.

Premier grand mafieux albanais établi à Milan, dès 1992, Agim Gashi, est devenu le plus grand « parrain » albanais d’Europe, scellant des alliances avec les plus puissants clans de la N’rangheta calabraise. Il s’est également personnellement impliqué dans la lutte armée menée par l’UCK. Lié, à Milan, via la mafia égyptienne d’Italie, aux islamo-terroristes d’Oussama Bin Laden et fondamentalistes égyptiens, du Gamaà Ismiyya, dont de nombreux membres se sont portés volontaires en Bosnie et au Kossovo, Agim Gashi constitue en quelques sortes le point d’intersection entre les milieux terroristes, islamistes et mafieux.

La révolte des Albanais du Kosovo n’était pas contrôlée au départ, mais, subitement, on a vu émerger du néant une "armée de libération", avec panoplie complète, uniformes, drapeaux, armes, structures, entraînement, etc. Avec quel argent ce peuple le plus pauvre d’Europe a-t-il payé ce matériel ? La résistance ethnique albanaise a été financée au départ, et l’est toujours, par l’argent de la criminalité. Pragmatismes.
Les Américains ont vite compris que l’UCK, qui figurait d’ailleurs jusqu’en 1998 sur la liste des principales organisations terroristes dangereuses recensées par le Département d’Etat, était surtout une puissante force « militaro-mafieuse » et idéologique ayant comme principal objectif de réaliser la « Grande Albanie », dont la première étape devait être l’indépendance du Kosovo.

Elle allait donc pouvoir remplir un rôle déstabilisateur au sein de la Yougoslavie. Washington, qui dès 1992 avait envisagé, de l’aveu même de Georges Bush, de frapper la Yougoslavie, seul Etat de la Région réfractaire à l’Otan, escomptait instrumentaliser cette organisation terroriste pour démembrer et anéantir la Yougoslavie communiste, sour cadette orthodoxe de la Russie, comme elle avait instrumentalisé, dix ans auparavant, contre l’ennemi russo-communiste, les fanatiques Moujahidines afghans, liés, tout comme l’UCK, aux réseaux mafieux de la drogue.
L’UCK se base ouvertement sur le soutien que lui accorde les États-Unis qui sont derrière la proéminence politique de l’organisation. C’est ainsi que des slogans pro-américains ont été scandés lors de manifestations contre des unités françaises et russes de la KFOR. De leur côté, les États-Unis n’ont rien fait pour éliminer l’impression qu’ils soutenaient l’UCK.

C’est que Le Kosovo est riche : les mines de Trepca valent cinq milliards de dollars, indique le milliardaire US George Soros. Charbon, plomb, zinc, or, argent, nickel, chronium. Des multinationales piaffent d’impatience devant ces richesses. Tant que le Kosovo reste officiellement yougoslave, elles ne peuvent piller comme elles le voudraient. Les Serbes et leur tradition d’indépendance gênent. Les médias parlent « d’échec cuisant pour l’OTAN » Mais est-ce bien un échec ? L’Otan récolte ce qu’elle a semé. Aujourd’hui , la KFOr ne protège pas, elle aide le nettoyage, elle réalise le programme de l’UCK.

Depuis 99, elle dit aux Serbes et autres peuples attaqués de "quitter le Kosovo". En beaucoup d’endroits, les troupes armées de la Kfor ont assisté passivement aux pogroms, aux incendies et aux pillages... Attiser les haines était nécessaire pour justifier un protectorat occidental et permettre une colonisation économique des richesses. Pour beaucoup d’observateurs, les Etats-Unis et l’Otan ne sont pas les pompiers, mais bien les pyromanes.

Courage et indépendance de nos médias .
Amnesty International vient de dénoncer "la responsabilité des troupes occidentales dans la croissance rapide de l’industrie de l’esclavage sexuel au Kosovo, un commerce florissant par lequel des centaines de femmes, la plupart mineures, sont torturées, violées, puis criminalisées. Le personnel international semble jouir de l’immunité : Amnesty n’a pu trouver trace d’aucune procédure intentée par des pays de l’Otan contre leurs militaires". Selon l’organisation humanitaire, des soldats US, français, allemands, italiens sont impliqués dans le racket. C’est le moment de rappeler cette analyse de l’expert canadien Chossudovsky : "Au Kosovo, l’Otan a fait un mariage de raison avec la mafia".
Citons aussi le major-général canadien MacKenzie (ex-commandant des forces occidentales en Bosnie, aujourd’hui pensionné), qui estime que le Kosovo est devenu la capitale européenne du crime depuis l’intervention de l’OTAN et de l’ONU en 1999.

Selon lui, le commerce des esclaves sexuels y est florissant ; la province est devenue la plaque tournante de la drogue en direction de l’Europe et de l’Amérique du nord ; et pour comble, la plupart des drogues proviennent d’un autre pays "libéré" par l’Occident : l’Afghanistan. Les membres de l’UCK, qui a été démobilisée mais non démantelée, participent à la fois à ce trafic et au gouvernement. Et même si il arrive que la police de l’ONU arrête quelques uns de ceux qui sont impliqués dans ce trafic pour les traduire en justice, c’est devant des juridictions-passoires, ouvertes à la corruption et aux pressions.

Chacun appréciera la différence entre réalité de terrain, images d’Epinal et silences polis proposés par les grands médias pour légitimer puis cacher cette « intervention humanitaire » aux yeux du grand public, alors même que d’ex-généraux de l’Otan ou l’ancien dirigeant PS Guy Spitaels sont d’accord pour estimer que, du début à la fin, les médiamensonges ont principalement caractérisé l’information sur le Kosovo.
Par Frank FURET
Première publication dans Banc Public n°150, Mai 2006




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