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L'indépendance du Kosovo sera un échec |
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mercredi, 09 avril 2008 |
ATHÈNES, 9 avril - RIA Novosti. L'indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo est vouée à l'échec, a affirmé mercredi à Vouliagmeni, dans la banlieue d'Athènes, le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic.
"Le Kosovo ne fera pas partie de l'Organisation des Nations Unies, ni de l'Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE). Il ne fera pas partie de la communauté mondiale des Etats-nations souverains (...). Il y n'aura ni investissements étrangers ni Etat de droit", a-t-il indiqué lors d'une table ronde organisée par l'hebdomadaire britannique The Economist.
Selon M. Jeremic, la décision malheureuse de la plupart des pays membres de l'UE, qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo, pourrait finalement ouvrir de nouvelles possibilités de règlement.
"Quand on aura pris conscience des conséquences de ce mauvais choix, de nouvelles possibilités s'ouvriront pour un compromis. C'est en effet sur la base du compromis, avec l'assistance de l'Union européenne, en faisant des concessions et en rétablissant la confiance qu'on doit régler les désaccords en Europe", a ajouté le ministre.
Le chef de la diplomatie serbe a appelé les pays européens à ne pas se faire d'illusions quant à la possibilité d'une reconnaissance du Kosovo par Belgrade.
"Ne vous faites pas d'illusions. Cette question concerne directement notre identité nationale et ne fait pas l'objet de désaccords en Serbie. La plupart de nos citoyens ne sont pas prêts à laisser partir notre héritage kosovar", a affirmé M. Jeremic.
"Cette unité de la société est monolithique. Nous continuerons à défendre notre intégrité territoriale et les droits des Serbes au Kosovo", a ajouté le ministre serbe.
Evoquant les prochaines élections législatives en Serbie, M. Jeremic a reconnu qu'elles allaient décider de l'avenir européen du pays, tout en soulignant que la reconnaissance du Kosovo par la majorité des Vingt-Sept semait la méfiance entre la Serbie et l'UE.
"Je voudrais qu'il soit clair qu'on ne peut pas ménager la chèvre et le chou (...). Le choix en faveur de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la Serbie est inévitable", a-t-il affirmé.
Trente-six Etats ont pour l'instant reconnu l'indépendance du Kosovo. La Serbie, comme la Russie, la Chine, l'Inde, l'Espagne, la Grèce et de nombreux autres pays, refusent de reconnaître son indépendance, estimant que l'unilatéralisme du Kosovo est illégitime et constitue une grave violation des normes du droit international.
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