La « police » albanaise du Kosovo, composée essentiellement de repris de justice et d’éléments des bandes armées albano-mafieuses des années 1997-2001, menace de s’en prendre physiquement à deux chefs de la résistance serbe dans la province occupée : Milan Ivanovic et Marko Jaksic. Un vent mauvais souffle sur le Kosovo-Métochie depuis la déclaration d’ « indépendance » de la majorité oppressante albanaise aux dépends des minorités amenées à être physiquement éradiquées tôt ou tard.
es deux chefs de file de la résistance dans la province historique serbe se sont constamment opposés, depuis le début de l’occupation atlanto-onusienne, contre l’albanisation de leur terre et l’arbitraire international. Président du Conseil national serbe (SNV), Milan Ivanovic, avec le président de l’Association des communes et des localités serbes, Marko Jaksic, est officiellement menacé par le « parquet » pour avoir incité ses compatriotes serbes du nord de la ville, lors d’une manifestation le 10 février 2009, à « résister » si les douanes de l’Eulex (la force militaire occupante dépêchée par l’Union européenne) étaient réinstallées aux deux postes frontières de Jarinje et Gazi Voda. Dans cette action, la « justice » albanaise (où l’incompétence rivalise avec un taux de corruption rarement égalé, selon BIRN du 2 juin 2009 peu suspect de serbophilie) a le soutien des instances européïstes et mondialistes qui ont en charge d’administrer la province serbe occupée.
Contrairement à ce que l’Union européenne veut nous faire croire, l’Eulex n’est nullement au Kosovo pour instaurer une quelconque forme d’état de droit, mais bien pour laisser perdurer une situation d’injustice dont sont victimes en priorité les minorités. Chaque jour en apporte la preuve. Depuis le début de l’année, très régulièrement, les troupes de l’Eulex laissent sciemment la situation se dégrader dans les enclaves non-albanaises, arguant qu’elles n’ont pas compétence pour intervenir, tout en intervenant systématiquement au Nord et à chaque fois en faveur des Albanais qui poussent leurs pions dans cette partie qui n’est encore pas totalement albanisée.
En réalité, cette force d’occupation n’est présente au Kosovo que pour permettre au gouvernement extrémiste et mafieu de Pristina d’imposer à l’ensemble du territoire ce que les mondialistes veulent depuis toujours : enkyster une zone grise mafieuse en Europe du Sud-Est pour justifier le maintien d’une puissante force armée atlantiste indéfiniment.
La très récente reconnaissance du Kosovo en tant qu’Etat par l’Arabie saoudite n’est pas sans contreparties : en effet, il y a fort à parier que dans les mois à venir, les sectes évangélistes chrétiennes apparues en force dans la province serbe sous l’ère de G. W. Bush vont progressivement laisser la place à d’autres sectes, wahhabites celles-ci. La réislamisation du Kosovo par les islamistes du Golfe persique, un temps laissée de côté, va reprendre de plus belle, avec son lot de mosquées de style turco-byzantins et nombre de ses dernières teke de l’époque ottomane purement et simplement rasées, comme ce fut le cas de l’été 1999 à 2001 (1).
Cette situation de tension extrême dans la province occupée intervient justement après la visite, fin mai, du vice-président américain Joseph Biden au Kosovo et à Belgrade, le même qui il y a dix ans n’hésitait pas à lancer sur CNN que les « Serbes étaient des illettrés dégénérés, des tueurs de bébés, des bouchers et des violeurs, et qu’ils devaient être incarcérés dans des camps de concentrations de style nazi », avant de faire voter par le Congrès une résolution autorisant le président Clinton à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour soutenir les bandes armées pan-albanaises au Kosovo, entraînant une épuration ethnique des non-albanais à partir de l’été 1999 jusqu’à maintenant.
La reconnaissance de « l’indépendance » du Kosovo par Belgrade, l’unification de force de la Bosnie au sein d’un même état à majorité musulmane au détriment des Serbes de la Republika Srpska, et l’assujettissement de la Serbie dans l’OTAN, sont désormais les trois objectifs de la politique américaine dans les Balkans occidentaux. En ce sens, cela ne change pas vraiment de celle de l’administration Bush, pour le plus grand malheur des peuples de l’Europe du Sud-Est.
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(1) Sous Tito et jusqu’à la période Milosevic, ces monuments qui appartiennent au patrimoine balkanique se trouvaient sous la protection de l’Institut fédéral yougoslave pour la sauvegarde des monuments historiques. Aujourd’hui, ils ne sont même plus protégés par l’UNESCO.
Source : www.nationspresse.info par Roland Machefer
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