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Hashim Thaci : Mafieux, Assassin, Tortionnaire, Purificateur Ethnique… Convertir en PDF Version imprimable Mail
jeudi, 06 mars 2008
Tim Carr - IES News Service - 23/02/2008 - Trad. Grégoire Seither

Tout à sa célébration du “long processus de maturation politique” que représenterait la proclamation d’indépendance du Kosovo, la presse occidentale a totalement oublié de mentionner le passé sanglant et terroriste des nouveaux leaders kosovars, à commencer par son Premier Ministre, Hashim Thaci. Comme l’explique Susan Miers, pigiste dans plusieurs hebdomadaires français et suisses :

Dans les conférences de rédaction, oser mentionner le passé terroriste de Thaci, c’est courir le risque de se faire traiter de néo-nazi, étant donné que seule la presse d’extrême droite en parle. Et pourtant, Human Rights Watch et Amnesty International ont publié des dossier détaillés sur les exactions de l’Armée de libération du Kosovo.

Si l’on s’en tient au narratif simpliste sur la guerre en Yougoslavie, fabriqué par les US dans les années 1990 et repris sans broncher par la majorité de la presse à travers le monde, les Kosovars sont des gentils guerilleros qui ont gagné contre des méchants nazis Serbes.

Si on ose sortir de l’image d’Epinal, voire tenter de creuser la réalité des affirmations de la presse sur la guerre au Kosovo, on est immédiatement soupçonné de “sympathies pro-Serbes” voire d’être un “rouge-brun”. Alors tout le monde préfère suivre la ligne officielle”.

Le passé de Thaci n’a pourtant jamais été un secret. En 2001, l’ancien colonel de la US Air Force George Jatras écrivait, dans “The Nation” à propos d’une conférence donnée par le général Wesley Clark sur la guerre dans les Balkans :

“Le général Clark a parlé pendant une demi-heure, à propos de la guerre et de la situation dans les Balkans. Il y avait environ 200 personnes dans le public, dont une poignée de personnes d’origine serbe ainsi qu’une forte majorité de personnes d’origine albanaise, y compris une personne affirmant être un neveu de Hashim Thaci, à l’époque leader de l’Armée de Libération du Kosovo . . .

Quand est venu le moment des questions, j’ai obtenu la parole et ai commencé par me présenter. J’ai dit que - en tant qu’ancien militaire - je voulais avoir des informations supplémentaires sur la cohérence de notre politique dans les Balkans.

J’ai montré au Général Clark la photo à propos de laquelle je voulais avoir son commentaire. Sur cette photo - dont j’avais distribué des copies au public - on voit un Général Clark rayonnant, entrain de serrer la main de Hashim Thaci.

[La photo est visible ici : http://www.voltairenet.org/article155095.html]

A l’époque où la photo a été prise, Thaci était chef de l’armée de libération (ALK) et venait - sous les yeux de la KFOR - d’assassiner ou de purifier ethniquement des milliers de Serbes kosovars. En deux ans, sous le commandement de Thaci, l’ALK a brulé plus d’églises et de monastères orthodoxes qu’au cours des 500 ans de domination ottomane.

Aux côtés de Thaci, sur la photo, on peut voir Bernard Kouchner, alors administrateur en chef de l’ONU pour le Kosovo mais aussi le général britannique Sir Michael Jackson et enfin le chef de guerre Agim Ceku, qui avait dirigé “Operation Storm”, une campagne militaire qui avait “ethniquement purifié” les serbes de la Krajina, en chassant 250 000 et en assassinant des milliers d’autres. Ceku commande aujourd’hui le Kosovo Protection Corps, le faux-nez derrière se cache l’ALK.

J’ai signalé au général Clark que l’ALK, notre allié au Kosovo, est toujours inscrite sur la liste des organisations terroristes compilée par le Département d’Etat. Mais tout le monde s’en fiche parce que le Sénateur Joe Lieberman a déclaré que: “Les Etats-Unis d’Amérique et l’Armée de Libération du Kosovo défendent les mêmes valeurs et principes . . . Se battre avec l’ALK c’est se battre pour les droits de l’homme et les valeurs de l’Amérique.”

J’ai dit au Général Clark que je voulais connaître son avis sur ces gens qu’il considère comme étant nos alliés. Mais quand j’ai voulu donner un peu plus de détails sur la carrière sanglante de Thaci et Ceku, j’ai été interrompu par Clark qui m’a dit que ce n’était pas le lieu pour étaler mon opposition à la guerre au Kosovo.”

En 1999 déjà, le New York Times écrivait que l’ALK était un mouvement financé par le trafic de drogue et soutenu par l’Albanie voisine. Il citait plusieurs témoins affirmant que Thaci avait personnellement supervisé une campagne de purges sanglantes dans les rangs de l’ALK, ses hommes ayant assassiné, emprisonné et torturé les rivaux potentiels de Thaci.

Thaci aurait directement participé à l’exécution par balles d’une douzaine de chefs de l’armée rebelle dont il craignait qu’ils ne lui fassent de l’ombre. Thaci s’en était vanté à l’époque, mais, depuis qu’il est devenu quelqu’un de respectable, nie toute participation à ces meurtres.

Selon Bujar Bukoshi, le premier-ministre en exil d’Ibrahim Rugova, “Les cadavres n’ont jamais été un obstacle à la carrière de Thaci.” Il sait de quoi il parle, ayant été la cible de pas moins de cinq tentatives d’assassinat, toutes attribuées à des “factions rivales” au sein de l’ALK.

Pendant une dizaine d’années, le gouvernement indépendantiste modéré d’Ibrahim Rugova, élu lors d’une élection jamais reconnue par la Yougoslavie ou l’OTAN, avait dominé le mouvement albanais kosovar. Mais sa volonté de négocier avec la Serbie, son insistance sur le fait qu’il fallait tenir compte de la population serbe kosovar et surtout et ses contacts avec la Russie ne cadraient pas avec les projets expansionnistes et agressifs de Bill Clinton, et surtout pas avec ceux de Madeleine Albright, qui détestait Ibrahim Rugova.

On confia donc la tâche de liquider les membres gênants du gouvernement Rugova au jeune (il avait 29 ans à l’époque) dirigeant de l’ALK.

Hashim Thaci - mieux connu sous son nom de guerre “Serpent” - était l’homme de la situation. Quand il était encore étudiant à Pristina, il avait remis sur pied une organisation secrète nationaliste, appelée le Mouvement Populaire du Kosovo, financée et soutenue par Enver Hoxha, le dictateur stalinien de l’Albanie, mort en 1985. Les militants du MPK occupaient des grades militaires dans l’armée albanaise et disposaient de bases en Albanie.

La totalité de l’état-major de l’organisation de Thaci est issue du MPK, tout comme le sont le nouveau président Fatmir Sejdiu et le porte-parole du parlement, Jakup Krasniqi.

Selon Sam Smith, du journal “Progressive Review” :

“Pour Kissinger et Albright, la guerre en Yougoslavie devait être une vitrine de l’interventionnisme humanitaire des Etats-Unis, l’illustration de la doctrine Clinton du leadership moral U.S…. et puis c’était une bonne occasion pour les néo-cons de montrer que l’Europe était incapable de régler les problèmes sur son continent.

Mais Albright savait que les U.S. sont très mauvais dans le service après-vente. Ils ne savent plus gérer les lendemains d’une invasion. Ils se sont donc mis à la recherche d’une organisation locale suffisamment forte militairement pour affronter les Serbes sur le terrain (là, où les soldats U.S. n’aiment plus aller) et pour ensuite contrôler les territoires “libérés” par l’Armée U.S. (quand les “boys” seront rentrés à la maison).

En Bosnie, ils ont fait appel à des cadres “afghans”, des djihadistes formés par Ousama Bin Laden, envoyés dans la région pour encadrer les combattants musulmans bosniaques… tandis qu’au Kosovo ils ont décidé de soutenir Thaci, dont l’organisation maffieuse tenait tout le pays.

En fait, dans l’imaginaire collectif Clintonien, les Serbes étaient les “méchants” et toute personne qui luttait contre les Serbes était automatiquement du côté des “bons”, même si elle avait commis les pires atrocités.”

L’Armée de Libération du Kosovo a pris le pouvoir immédiatement après que l’OTAN ait chassé l’armée yougoslave. A l’époque, même chez les kosovars, beaucoup de gens ne comprenaient pas pourquoi l’OTAN laissait faire une organisation connue pour être un groupe maffieux, sanguinaire et terroriste. Les malheureux qui s’aventurèrent à vouloir informer les officiers de l’OTAN de leur “méprise” furent dénoncés à l’ALK qui se chargea de les faire taire.

Islam Sejdiu, qui avait participé au gouvernement Rugova, ne comprend toujours pas pourquoi l’OTAN a favorisé la branche la plus dure du mouvement albanais kosovar :

Pour la majorité d’entre nous, il était évident que l’OTAN rendait la faveur à l’ALK, qui l’avait aidé au sol lors des bombardements. Et de toute façon l’OTAN n’avait pas les moyens de s’opposer aux troupes de Thaci, à moins de leur faire la guerre, ce qui , maintenant que la Serbie était détruite, n’intéressait plus personne en Occident.”

Pour Martin Krug, ancien officier de la MINUK :

La règle numéro 1 sur le terrain était : ne faites pas ch... l’ALK. La tranquillité de la présence occidentale était à ce prix, tout comme la sécurité des quelques enclaves serbes existantes. L’ALK avait les moyens de plonger la région dans un nouveau chaos sanglant et plus personne ni à Berlin, ni à Paris, ni à Washington avait envie de s’engager plus en avant dans cette région.”




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